Yang Sheng Tao

Nourrir le vivre,un cheminement

Légende du Tai Chi Chuan du serpent et de l’oiseau - Dynastie des Song 12° siècle,

Chang San-Feng, en plus d’être un grand sage, est considéré comme le fondateur du Tai Chi Chuan. Observant beaucoup la nature, la légende raconte qu’il fut un jour témoin d’un combat entre un oiseau (une grue) et un serpent. Le choix de ces animaux n’est sans doute pas un hasard, car la grue et le serpent font partie des cinq animaux du Taoïsme: le tigre, le léopard, le dragon, le serpent et la grue, et  la grue symbolise en Chine la longévité, l’immortalité, le bonheur et la bonne fortune.

Le bruit de la bagarre entre l’oiseau et le serpent avait distrait le Maître dans ses dévotions et il observa leur combat. La grue essayait de piquer violemment le reptile et de le griffer, mais celui-ci, grâce à sa souplesse et sa capacité d’enroulement, était capable d’éviter ces attaques et d’en lancer. L’oiseau à son tour faisait des cercles et utilisait ses ailes pour rabattre le serpent de côté quand il frappait.


Chang San-Feng contemplait la scène.

Cette nuit-là, durant son sommeil, Yu Huang, le «Glorieux Empereur de Jade», le visita en rêve et lui enseigna les secrets du Tao que l’oiseau et le serpent connaissaient de façon innée. Le lendemain, Chang San-Feng émergea de son sommeil grandement éveillé et inspiré par son visiteur céleste, il s’occupa immédiatement de créer une nouvelle forme d’art martial qui, façonnée par des générations de Taoïstes, devint le Tai Chi Chuan. Se faisant, il oeuvra à appliquer les principes de santé taoistes et sa connaissance de la circulation des énergies à sa maitrise de l’art externe du Kung Fu.

Ainsi naquit un art martial vraiment différent, qui n’utilise pas la puissance musculaire comme source première du mouvement, mais l’énergie interne Chi. Un art qui assoit ses fondements sur la vérité que « l’abandon surmonte l’agression » et la « douceur maîtrise la dureté ». En l’honneur de ces influences divines, Chang San-Feng appela cet art Taichi Chuan, « la boxe du faîte suprême ».

 

Chang San-Feng est ainsi connu comme le père des écoles Wu Tang Ru, qui représentent les arts internes, juxtaposés aux arts externes comme le Shaolin, qui relie la maîtrise physique du corps et le développement d’une grande force mentale.

​© 2017 Créé par Hadrien Aujoulat Mendez